4. CODAGE DU TEXTE (typographie)
Comment coder le texte ?

Mots-clés - Tableau - Liste - Graphique - Organigramme


 
Le codage du verbal ou de tout système de représentation ARBITRAIRE, dont font partie les mots, peut visuellement emprunter certains procédés ou codes spécifiques à l'image et ainsi devenir un peu plus FIGURATIF ou MOTIVÉ.
Au départ, le choix de la police de caractères s'impose pour faciliter la lecture d'un message linguistique. Certaines polices  ou fontes peuvent compliquer la lecture d'un texte, tels que  Chicago ou Script, si elles dominent dans le texte; d'autres facilitent au contraire la lecture tels que  Times (Georgia) et Helvetica ou Arial (Verdana).
 
Voici quelques recommandations-clés :
  • Rédaction serrée du texte
    • éliminer mots superflus, 
    • rédiger phrases courtes et simples, 
    • présenter une idée par paragraphe, 
    • utiliser des sous-titres clairs, explicites et pertinents qui permettent aux lecteurs d'avoir une vue d'ensemble du contenu; 
    • présenter des mots ou des phrases importants sous forme de listes à puces. L'utilisation des listes à puces permet d'organiser l'information et de la mettre en évidence. 
  •  Découpage du texte en titre et sous-titres et paragraphes. 
    • mettre l'information importante en début de phrases et les phrases importantes en début de paragraphes, 
    • utiliser le terme le plus court possible, 
    • éviter les périphrases, 
    • utiliser la forme active (et non passive). 
  •  Règles de lisibilité 

  • -Le style italique est moins lisible que le style «normal», on l'utilisera donc avec parcimonie. 
    -Les mots écrits en lettres minuscules sont plus faciles à lire que ceux écrits en lettres capitales. 
    -Le contraste texte/fond doit être soutenu, mais on évitera les couleurs complémentaires. 
    -Ne pas utiliser plus de 3 polices de caractères différentes. 
    -Les lignes de texte doivent comporter entre 40 et 70 caractères, de préférence au moins 50. 
    -Le texte clignotant doit être évité. 
    -L'«underscore» '_' et le soulignement doivent être évités car les textes dans lesquels on les retrouvera pourront être confondus avec des liens. 
    -Le texte ne doit pas défiler. Le rythme de la lecture ne doit pas être déterminé par le site Web mais par l'utilisateur. 
Une fois le choix établi de la police et la taille standard des caractères du texte, il faut se demander si des indices de valorisation des mots sont nécessaires; ainsi la variation de la taille (le corps de la lettre peut varier de 7 à 24 points selon l'importance et le rôle des mots dans le texte et même selon la police choisie) et du format (gras, italique, souligné, majuscule...) des lettres peut jouer un rôle souvent attentionnel ou rétentionnel pour des mots-clés, tels que les titres de chapitres ou expressions dans une séquence d'apprentissage. Le lecteur pourra ainsi mieux repérer une information et l'intégrer.
 

 Il faut donc préférer, pour des raisons de lisibilité typographique, des lettres droites plutôt que penchées, en largeur plutôt qu'en hauteur, classiques plutôt que fantaisistes ...

Consultez les deux sites suivants sur  le texte et la typographie:
 http://interface.free.fr/Interface/Typo_intro.html et l'Ergonome
MOTS-CLÉS
• Mode d'écriture en majuscules ou petites capitales : titre , sous-titre, intertitre, concept-clé

But pédagogique: ATTENTIONNEL et RÉTENTIONNEL
(lire l'article: «Rôles cognitifs de l'image dans l'apprentissage scolaire» dans Bulletinde psychologie,
1987-88 par Duchastel, Fleury et Provost).

Les titres comme mots clés peuvent non seulement guider le lecteur quant au sens à donner à un texte
mais peut aussi aider à la mémorisation du texte d'après les recherches américaines recensées par Kosma .
( "Learning with media", Review of educational research, Summer, Vol. 61, no.2, pp.179-211, 1991):

"Presumably, the title evoqued an appropriate schema that allowed the readers to supply information not explicit in  the paragraph but important for its comprehension" (Kosma, 1991, p.188).

TABLEAU
«Le tableau ordonne la pensée en lui imposant comme contraintes des relations d'analogie,
d'équivalence ou de contradictions qui regroupent ou séparent les éléments» Jacques Goody
 

Rôle pédagogique: de synthèse car il aide à avoir une vue d'ensemble, à comprendre des relations,à mémoriser des informations grâce à une mise en forme à l'horizontale ou syntagmatique.

Les unités informatives sont brèves et catégorisées, mode de présentation essentiel pour favoriser les images mentales
(voir tableau pour classer des messages médiatisés) .

LISTE (à puces ou à numéros)
Il s'agit d'un mode d'écriture par énumération d'éléments isolés les uns des autres.

But pédagogique : l'analyse car l'énumération implique un retour à la ligne donc une rupture
grâce à une mise en forme à la verticale comme dans une table des matières, un plan est proposé où la liste des parties est dressée verticalement.

GRAPHIQUE
Il s'agit d'un système de signes construits pour communiquer des informations chiffrées. Il y a des graphiques en courbe, en barres ou en cercle et sur lesquels apparaissent des informations doublement et même parfois triplement codés: chiffres + mots-clés + icônes.


La couleur ou trames contribue également au codage des graphiques.

ORGANIGRAMME

Il s'agit d'une représentation, souvent sous forme de graphique, d'une structure d'organisation d'un groupe ou d'un système,
où des relations hierarchiques (schéma pyramidal illustrant le fonctionnement d'institutions), logiques (schéma circulaire pour illustrer
des phénomènes cycliques tel que l'écosystème en écologie) ou chronologiques (schéma linéaire horizontal ou vertical)
ainsi que des activités sont illustrées.
La forme du cadre (rectangle, ovale, cercle) dans lequel se retrouvent les fonctions, peut varier et déterminer des types d'activités différents.

But pédagogique: donner une image d'ensemble d'un système et des liens ou enchaînements entre les éléments constitutifs du système.

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